Halte à la grossophobie!

#PasMaRenaissance: halte à la grossophobie!

8 janv. 2021 Par Gras politique Blog : Le blog de Gras politique

Le collectif Gras politique s’élève contre le programme télévisuel Opération Renaissance (M6) qui propose de suivre le parcours de dix candidat·e·s à la chirurgie « de l’obésité ». Il est accompagné par un large ensemble de citoyen·ne·s, militant·e·s, universitaires, soignant·e·s et associations comme Baptiste Beaulieu, Elsa Dorlin, Paul B. Preciado, Jean François Amadieu, Act-up, #NousToutes …

Depuis l’annonce du projet de l’émission Opération Renaissance porté par Karine Le Marchand pour le groupe M6 en 2017, Gras Politique n’a cessé d’alerter l’opinion publique et les partenaires de santé institutionnels sur la dangerosité de ce programme. L’émission propose de suivre pendant trois ans le parcours de dix candidat·e·s à la chirurgie dite « de l’obésité » (principalement le « by pass » et la « sleeve gastrectomie », laquelle consiste à retirer environ les deux tiers de l’estomac) afin d’assister à leur « renaissance ». Le choix de ce terme n’est pas anodin : les personnes obèses sont considérées comme mortes-vivantes tant qu’elles ne réussissent pas à maigrir. Il faut l’intervention magique de la télévision et de sa charismatique prophétesse pour les sauver.

La chirurgie de l’obésité connaît un développement rapide en France. 240 000 interventions ont été réalisées entre 2006 et 2014 et 450 000 ont été programmées entre 2006 et 2017. Depuis 2010, plus d’une femme âgée de 18 à 54 ans sur mille est opérée chaque année. Les taux de recours à la chirurgie, tous âges et sexes confondus, sont plus élevés en France que dans d’autres pays où la prévalence de l’obésité est pourtant supérieure. Les opérations de chirurgie bariatrique n’ont pas besoin de publicité, ni de mise en scène : les personnes grosses se voient systématiquement proposer le recours à ces interventions par un éventail trop large de professionnels de santé, du médecin généraliste… au dentiste. De la gaine à la livraison de repas calibrés pour un nouvel estomac, du coaching opératoire au groupe de parole payant, en passant par le livre de conseils de “self love” vendu par la présentatrice, c’est toute une économie parallèle qui se développe autour de ces techniques chirurgicales, un nouvel eldorado pour les entrepreneurs de la culture des régimes.

Gras Politique n’est pas opposé à la chirurgie bariatrique. Pour certaines personnes obèses, dont les caractéristiques sont rigoureusement décrites par les préconisations de la Haute Autorité de Santé en France (patient.e.s avec un IMC ≥ 40 kg/m² ou bien avec un IMC ≥ 35 kg/m² associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après la chirurgie) et qui bénéficient d’un suivi pré et post-opératoire long et complet, c’est une étape difficile mais bénéfique. Il ne s’agit donc pas pour nous de condamner les chirurgies ou les chirurgien·ne·s, ou celles et ceux qui y sont candidat·e·s[1]. Nous rappelons que l’amaigrissement est un processus complexe, et que l’industrie des régimes empoche des milliards d’euros chaque année dans le monde sans réussir à faire perdre durablement du poids à ses consommateurs·trices.

Ce qui nous révolte se décline en grands axes :

• les récits faits des corps obèses et des histoires personnelles qui y sont liées au profit d’un programme télévisé destiné à séduire un maximum de spectatrices et de spectateurs. Subtil mélange de docu-réalité et de publicité à peine voilée pour les bienfaits de la chirurgie et de certains chirurgiens, l’émission propose aux gros·ses d’apprendre à vivre, carrément. Voilà le postulat décrit dans le dossier de presse : « Pour que tout change chez un malade, il faut que “lui” change. Et pour changer il faut se connaître… et s’affronter. C’est long et douloureux, mais sans cela on regrossit. » C’est donc un combat contre soi, et pas contre la maladie obésité, pas contre des troubles du comportement alimentaire, pas contre la précarité empêchant une alimentation équilibrée et diversifiée, pas non plus contre la pression patriarcale que subissent les corps des femmes (les femmes représentent 80% des opérées, et le sont à un âge plus jeune et un IMC plus bas que les hommes, avec une prévalence élevée de patientes opérées à un IMC inférieur à 40 kg/m2).

C’est bien à l’obèse qu’on s’attaque. C’est à lui·elle de changer, c’est à lui·elle de faire. Le sacro-saint mythe de la volonté, premier pilier de la grossophobie, permet de nier toutes les violences subies par les gros·ses, et de renvoyer les obèses à leur culpabilité : nous ne savons pas faire, nous ne savons pas nous aimer, nous ne savons pas manger, nous ne savons pas maigrir, nous nous mettrions par choix en dehors de la société qui ne veut que notre bien. Notre salut passe par l’amaigrissement, quitte à y laisser notre santé physique ou psychique : c’est la seule porte de sortie qui est mise en avant, au détriment de la prévention des violences et des inégalités[2], ou de la lutte contre les discriminations subies. Il ne s’agit pas de rendre l’obèse heureux·se ou en bonne santé, mais de le.la rendre mince, validé·e par les critères de beauté d’une société toujours insatisfaite. Comme le précise le dossier de presse : « Certains ont eu besoin de 3 opérations de chirurgie réparatrice pour effacer les séquelles de leur perte de poids. » Pas étonnant quand on connaît les termes du contrat établi entre les opéré·e·s suivi·e·s et la production : ces dernier·e·s s’engagent à passer par la chirurgie réparatrice avec les médecins de l’émission. Nous rappelons que la chirurgie bariatrique doit résoudre des problèmes médicaux et non pas esthétiques, et doit être réservée aux patient·e·s à la fois obèses et ayant des pathologies associées. Les chirurgiens ne devraient tenir compte que de l’objectif santé, même si pour certaines personnes la demande est ailleurs – ce que l’on peut comprendre, tant les injonctions à l’amaigrissement sont pressantes et omniprésentes (l’apparence physique, le poids ou la perception de son poids est probablement le facteur prédominant dans la détermination de l’image corporelle chez les femmes).

• la présentation idyllique d’un système de santé bienveillant et respectueux des personnes grosses, et d’une prise en charge optimale pour les patient·e·s opéré·e·s : ne nous laissons pas berner par le filtre de la télévision.

• La prise en charge des patient·e·s gros·ses dans le système médical français est catastrophique : soignant.e.s grossophobes, équipements manquants, formation incomplète. Il faut noter que les seuls services qui prennent en charge les besoins spécifiques en équipement des patient·e·s obèses sont les services de chirurgie bariatrique visant l’amaigrissement. Pour le reste, on se débrouille, on bricole, on refuse les patient·e·s trop lourd·e·s en les privant de solutions à leurs problèmes de santé parfois urgents. Dans les plus grands hôpitaux (CHU), on ne trouve souvent qu’un seul équipement dédié aux patient·e·s obèses : un seul fauteuil roulant, un seul lit médicalisé, une seule chambre adaptée, les gros·ses sont donc prié·e·s de prendre un ticket pour être soigné·e·s ! Il faut compter sur la bienveillance des soignant·e·s pour accéder au même niveau de soin que les personnes au poids normé. Aux maux des gros·se·s, les médecins opposent trop souvent une réponse uniforme : perdez du poids, et cela va passer. Les biais grossophobes des professionnel·le·s de santé sont lourds de conséquences : ils entraînent un retard dans la prise en charge des patient·e·s, et valident l’existence d’une médecine à plusieurs vitesses[3]. La prise en charge des suivis opératoires des chirurgies bariatriques lourdes est elle aussi catastrophique : selon une enquête nationale menée en 2007, 12% des patient.e.s n’étaient plus suivi.e.s un an après leur chirurgie, cette prévalence augmentant à 18% la seconde année, ne faisant qu’augmenter les années suivantes. Ramené aux participant·e·s d’Opération Renaissance, ce sont donc deux opéré·e·s sur dix qui devraient disparaître de nos écrans ! Ce sont autant de patient·e·s privé·e·s de suivi. Or, nous rappelons que les consultations de suivi diététique obligatoires après une opération digestive, ainsi que les bilans vitaminiques et les compléments alimentaires ne sont pas remboursés (ceci entraînant des dépenses importantes dans des foyers statistiquement déjà plus précaires) et que pour éviter l’apparition d’effets secondaires (carence en fer, en calcium, en vitamine D, dénutrition, mauvais fonctionnement du montage chirurgical…), un suivi médical des patient·e·s est absolument indispensable: il est aujourd’hui inaccessible et insuffisant. On ne peut pas non plus parler d’une telle chirurgie sans en présenter les risques bien réels : risque doublé de complication amenant à une nouvelle intervention de chirurgie digestive, risque d’addiction à l’alcool quasiment doublé, augmentation des idéations suicidaires de 54% lors des années suivant l’opération.

• les conflits d’intérêts éthiques et financiers manifestes qui concernent les chirurgien·ne·s, les intervenant·e·s ou la présentatrice de l’émission

1/ L’hôpital Saint Joseph, et le docteur Jérôme LORIAU, ont signé des contrats avec l’émission. Voilà une curieuse manière pour cet établissement hospitalier, certes privé mais à but non lucratif, d’observer l’article 19 du Code de déontologie médicale, qui proscrit toute forme de publicité « directe ou indirecte » ! Sans même mentionner l’article 98 du même Code, qui spécifie que les soignant·e·s « ne peuvent user de leur fonction pour accroître leur clientèle », ni l’article 24, qui stipule que « l’acceptation d’un avantage en nature ou en espèces, sous quelque forme que ce soit, d’une façon directe ou indirecte, pour une prescription ou un acte médical quelconque » est proscrite.

2/ Le 4 décembre 2017, Karine Le Marchand, à la tête de Potiche Prod et d’Opération Renaissance, a inauguré sur le territoire du groupe hospitalier Saint Joseph l’Institut Français du Body Lift, dont elle est marraine. C’est dans ce même hôpital qu’opère le Dr Taliah Schmitt, chirurgienne officielle de l’émission pour sa partie esthétique, laquelle réalise la majorité de son chiffre d’affaires dans le privé (carte vitale refusée) et dans le domaine de la réparation post-bariatrique. On peut bien sûr se féliciter du fait que les participant·e·s de l’émission soient opéré·e·s par une praticienne de renom… Mais on doit surtout s’interroger sur les raisons commerciales et financières qui président à sa mise en vedette par l’émission de Karine Le Marchand. Le copinage ne devrait pas remplacer les exigences déontologiques et légales auxquelles sont soumis·es les professionel·le·s de santé.

3/ Karine Le Marchand, déjà fort investie dans le salut des personnes grosses, s’était précédemment essayée à la vente de solutions d’amaigrissement par le biais d’une application nommée “Smilesrun”. Elle profite de l’émission Opération Renaissance pour sortir un “nouvel outil” à destination des personnes en quête de mieux-être, son livre intitulé 15 étapes pour apprendre à s’aimer (et donc à maigrir). Nous rappelons que Mme Le Marchand n’a aucune compétence spécifique dans ce domaine, et ne semble pas avoir suivi la moindre formation sur l’obésité ou la question du surpoids. Nous nous inquiétons du contenu de cet ouvrage, semblant rassembler des techniques infantilisantes (faire des coloriages) ou déjà vendues par d’autres (de la méditation avec la société Petit Bambou).

4/ Le livre de Mme Le Marchand reçoit le sceau de validation de la Ligue contre l’obésité, qui se réjouit également de l’arrivée de l’émission. La LCO se présente comme « soutenue par une vision humaniste et volontariste pour changer le regard porté sur l’obésité ». La ligue, fondée par Pierre Niergue (marketing) et le Professeur David Nocca (chirurgien bariatrique officiel de l’émission Opération Renaissance), ne semble rien faire de concret avec les personnes grosses, mais paraît plutôt concentrer son activité sur le réseautage entre médecins. On note que la diététicienne officielle d’M6 Mélanie Délozé[4] fait également partie de la Ligue contre l’obésité. Gras Politique a demandé à accéder au rapport financier complet de cette association, demande restée sans réponse.

5/ Le psychiatre (enfin le pédo-psychiatre) officiel de l’émission Stéphane Clerget défend une vision genrée et sexiste de la psychiatrie, s’attachant à défendre une virilité présumablement offusquée par les féministes, et s’appuyant sur des théories étranges : les personnes ayant un vagin seraient plus introspectives parce que leurs organes sexuels sont à l’intérieur[14]. Il s’engage pour une « masculinisation » de l’éducation, allant à l’encontre de toutes les préconisations sur le genre à l’école. Il est aussi l’auteur d’un ouvrage promettant de faire perdre du poids « sans médicaments ni régimes », on se demande donc ce qu’il vient faire dans une émission de chirurgie bariatrique.

6/ L’hypnothérapeuthe choisie par l’émission, Joelle Cadoret, revendique son titre de “Maitre Reiki”. Nous rappelons que le reiki est une pseudo-science épinglée par la Miviludes en 2018 dans son rapport sur les activités sectaires. Sa pratique est déconseillée et liée à des risques pour les majeurs et les mineurs, de détournements financiers, d’abus de la notion de bénévolat ou encore de travail dissimulé, de mise en cause de la sécurité des personnes. Nous ne pouvons donc que nous inquiéter de sa mise en relation avec des personnes fragilisées par une opération importante. Nous rappelons également que le métier d’hypnothérapeute n’est actuellement pas reconnu par l’État.

Forte de tous ces éléments, l’association Gras Politique alerte l’ensemble des téléspectatrices et des téléspectateurs, le groupe M6, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, les institutions publiques de santé, de défense des droits, de lutte contre les discriminations, toutes les associations dédiées à l’égalité des droits et à la juste représentations des minorités, les militantes et les militants, les journalistes et les médias de la gravité de ce qui se jouera lors des diffusions de l’émission Opération Renaissance. Alors que la lutte contre la grossophobie s’installe juste en France, et que les soignant·e·s commencent à comprendre l’enjeu d’une approche globale de l’obésité, dans le respect des individus et de leurs situations, il est dramatique de proposer un programme sans point de vue critique et sans transparence sur les enjeux financiers de leurs intervenant·e·s.

Nous craignons évidemment qu’à la suite de sa diffusion, les personnes grosses, déjà stigmatisées dans leurs vies quotidiennes, subissent de la part de leurs proches et d’inconnus une pression supplémentaire à l’amaigrissement, qui contribuera à la grossophobie ambiante et à leur fragilisation. Nous n’avons pas attendu M6 et Karine Le Marchand pour naître et pour vivre : nos vies de personnes grosses comptent autant que les vôtres.

[1]Les études montrent qu’en France en 2016, parmi les 93,5 % de séjours hospitaliers pour chirurgie bariatrique mentionnant l’IMC, il était inférieur à 40 chez 37,4 % des patients.

[2](En 2012 comme dans chaque étude ObÉpi rapporte une relation inversement proportionnelle entre niveau de revenus du foyer et prévalence de l’obésité, niveau d’instruction et prévalence de l’obésité sont inversement proportionnels)

[3]En 2016, les services privés à but lucratif réalisent 63 % des interventions bariatriques, tandis que 15 % des interventions ont lieu dans des centres hospitaliers régionaux, 17 % dans les autres hôpitaux publics et 5 % dans le secteur privé non lucratif.

[4]Elle est également la chef de projet d’Obésanté, centre de santé pour personnes grosses porté par la Ligue contre l’Obésité, donc nous peinons à savoir s’ il proposera un suivi classique ou un coaching vers la chirurgie bariatrique.

[5]“Les garçons, eux, réalisent que leur génitalité est extérieure. Ils sont plus dans la projection: ils lancent des projectiles, tirent au pistolet; tandis que les filles, elles, tirent davantage pour ramener à elles: elles tirent les cheveux, par exemple. Pour moi, c’est la métaphore de leur corps sexué.”

Signataires

Baptiste Beaulieu, Romancier et médecin
Sylvie Benkemoun, psychologue, Présidente du GROS
Muriel Salmona, Psychiatre présidente de l’association Memoire Traumatique et Victimologie
Elsa Dorlin, Professeure des universités
Jean-François Amadieu, Professeur Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Paul B. Preciado, Philosophe
Valérie Rey-Robert, autrice féministe
ACT UP-Paris, Association de lutte contre le VIH/sida
#NousToutes Association féministe
Rokhaya Diallo, Journaliste et réalisatrice
Catherine Lemoine, Militante dans la lutte contre la grossophobie ayant siégé au PNNS et dans de nombreuses instances de santé dédiées à l’obésité, co-fondatrice du Pulpe club
Caroline De Haas, Militante féministe
Fatima Benomar, Cofondatrice des effronté-es
Penelope Bagieu, autrice
Marina Rollman, Humoriste

Soignant·e·s

Nghiem Quoc Duy, Medecin
Marion Luce, Médecin généraliste
Dr William Bellanger, Médecin Généraliste
Julien Martinez, Infirmier en psychiatrie / Militant associatif en santé communautaire
Roseline Némo, Infirmière
Caroline Reiniche, Sage-femme
Flora Meyrieu, Diététicienne en Addictologie
Delphine Mesnil, Sage femme
Hugo Panelay, Médecine nutritionniste
Camille Barizien, Étudiante sage-femme
Catherine Grangeard, Psychanalyste
Alain Richez, Psychiatre nutritionniste
Anne-Laure Laratte, Diététicienne Nutritionniste
Elsa Dechézeaux, interne en médecine générale
Lori Savignac-Krikorian, médecin généraliste
Chantal Eluere, Diététicienne Nutritionniste spécialisée dans le comportement alimentaire, membre du GROS (Groupement de Réflexion sur L’Obésité et le Surpoids)
Céline Massol, Infirmière
Dre Armelle Grangé-Cabane, Médecienne généraliste
Noémie Duval, Psychanalyste
Docteur Jean Bellamy, Chirurgien thoracique retraité
Florence Braud, Aide-soignante et autrice

Universitaires

Juliette Arnaud, Écrivaine
Manon Garcia, Philosophe féministe à l’université de Harvard
Miléna Younès-Linhart, doctorante
Julie Mazaleigue-Labaste, Chercheuse
Marcia Burnier, Autrice
Juliette Lancel, Historienne indépendante, rédactrice en chef de la revue En Marges !

Associations

Maison des Femmes Thérèse Clerc de Montreuil
Pour une M.E.U.F, Association de soignant.es contre le sexisme médical
Collectif Collages Féministes Lyon
Luttes des gras.ses – Collectif féministe intersectionnel d’entraide et de déconstruction autour de la grossophobie.
Les bavardes – Collectif lesbien et féministe
OUTragé.e, Militant.e féministe queer
Allegro Fortissimo, Association de lutte contre les discriminations grossophobes
Deuxième Page, Association
Les Aliennes, Association féministe
Association Memoire Traumatique et Victimologie
Association Cosmo Plus, association engagée qui aide les femmes inclusives à reprendre confiance en elles depuis 2010.
Association Affects et Aliments
Féministes contre le cyberharcèlement
Collectif TPA, Collectif engagé dans la lutte féministe sur la charge mentale et le travail domestique
Groupe d’Appui et de Solidarité – GAS
Les Ours de Paris, On est gros. On est pédés. On est des gros pédés.
FièrEs, Association féministe radicale et révolutionnaire portée par des lesbiennes, biEs et/ou trans.
Les Dévalideuses, Collectif handi-féministe
Les Flux, Association pour la réappropriation des savoirs gynécologiques
Women who do stuff, association féministe
Cyclique, Plateforme queer et féministe sur le cycle menstruel et la santé reproductive
Les Ourses à plumes, webzine féministe
Dic•Ass, lexique du cul et de santé sexuelle
Clitosaure
La Féministerie, Plateforme d’ateliers interactifs sur les questions féministes
CLHEE, Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation
Paye ta Psychophobie, un compte instagram dénonçant les oppressions subies par les personnes atteintes de troubles psy et/ou neuroatypiques
Préparez-vous pour la bagarre, Activiste Féministe
La Constellation, Tiers lieu queer

Militant·e·s

Olga Volfson, journaliste et militant•e féministe & LGBTQI+ anti-grossophobie
Juliet Drouar, Activiste – thérapeute
Rachel Vigne, activiste
Mélusine, militante féministe et antiraciste
Elisa Rojas, Avocate
Charline @monfilsenrose, Militante panasiaféministe
Sonia L., militante LGBTI+, et grosse
Laure Salmona, Militante Féministe, co-fondatrice de Féministes contre le cyberharcèlement
Delphine Aslan, Militante féministe
Mathilde Fuchs, activiste anti-validisme
Corpscools, Projet militant, pour une inclusivité radicale
Sibel Bieviones, L’obèse invisile sur Instagram
Tiphaine, Une colleuse lyonnaise
Philae, Militant•e féministe
Matriarcat Agressif et Racisé, Compte Instagram humoristique et politique
Philae, Militant•e féministe
Shérazade de Stopgrossophobie
Blaise Benghiat, Blaise de LaChroNiqueTM
Mathilde Fuchs, activiste anti-validisme
Jean-philippe Guédas, Ouvrier
Laureline Levy, Grosse militante
Coline Charpentier, Militante féministe

Artistes, autrices

Mélissa Laveaux, Autrice, compositrice, dramaturge
Charlotte Gaccio, Actrice
Mathilde Forget, Autrice
Éditions Daronnes, Maison d’édition féministe
Jade Dessine, Artiste grosse queer
Océan, Comédien – Réalisateur
Barbara Butch, Dj artiste
Grandpamini (Juan Loaiza), Artiste
Les folies passagères, Créations queers féministes et militantes
Etienne Ted, Comédien
Hany, Illustratrice
Laura Felpin, Actrice
Aimé Pestel, Autistic Transartivist
Clit Révolution, Autrice
Laetitia Marcelino, Illustratrice
Tahnee, Humoriste
Deborah Neuberg, Designer
Auréline Trotot, Actrice

Influenceureuses

La Grosse en Corse
Stéphanie Zwicky, Blogueuse et influenceuse
Marine Plus Size, Influenceuse
Audrey BigOrNot, Influenceuse
Yasmine Ait Abbou (fatpositiveyaz), Micro influenceuse,
Sensualcurves, Micro influenceuse Bodypositivisme et lutte contre la grossophobie
Eléonore by Beauteronde.fr
David Venkatapen, Mannequin /Modèle grande taille
Gabrielle Lisa Collard, Dix Octobre
Bérénice, Chroniques de B, Blogueuse mode plus size
Gaëlle Prudencio, Créatrice de mode et de contenus
Elawan, Youtubeuse et créatrice du hashtag #PlusDe70kgEtSereine
Inès, Fondatrice de Gender Games
La Grosse Dame, Influenceuse
Anchara

Journaliste/presse

Lauren Bastide, autrice et journaliste La Poudre
Caroline Boudet, Journaliste et auteure
Agnès Léglise, Journaliste
Emilie Mazoyer, Animatrice radio et télévision
Thomas Messias, prof et journaliste
Lucile Bellan, journaliste et autrice
Nora Bouazzouni, Journaliste indépendante, autrice et traductrice
Norah Benarrosh, Documentariste radio
Taous M., Journaliste et autrice
madmoiZelle et Rockie ; Directrice des rédactions de madmoiZelle et Rockie
Sarah Benichou, Journaliste
Marie-Christine Gambart, Réalisatrice de documentaires
Amélie Juan, productrice
Olitax, Photographe
Lucie Inland, rédactrice, photographe, féministe, grosse
Marie Boiseau, Illustratrice
Clémentine Gallot, journaliste
Louisa Amara, journaliste
DicoduQ chronique Radio Nova
Eponine Bégéja, Directrice de production
Anna Benz, Podcastrice
Marion Pillas, Journaliste et productrice

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