{"id":1003,"date":"2016-07-11T17:07:51","date_gmt":"2016-07-11T15:07:51","guid":{"rendered":"http:\/\/tardigrada.noblogs.org\/?p=1003"},"modified":"2016-10-25T18:15:20","modified_gmt":"2016-10-25T16:15:20","slug":"40eme-anniversaire-des-emeutes-de-stonewall-ou-la-naissance-du-mouvement-demancipation-homosexuelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tardigrada.noblogs.org\/?p=1003","title":{"rendered":"UN PEU D&rsquo;HISTOIRE&#8230; 40\u00e8me anniversaire des \u00e9meutes de Stonewall, ou la  naissance du  mouvement d&rsquo;\u00e9mancipation homosexuelle"},"content":{"rendered":"<p class=\"page\">\n<p class=\"page\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-1029\" src=\"https:\/\/tardigrada.noblogs.org\/files\/2016\/07\/Stonewall-Riots-June-28-1969-4-300x215.jpg\" alt=\"Stonewall Riots, June 28, 1969 (4)\" width=\"300\" height=\"215\" srcset=\"https:\/\/tardigrada.noblogs.org\/files\/2016\/07\/Stonewall-Riots-June-28-1969-4-300x215.jpg 300w, https:\/\/tardigrada.noblogs.org\/files\/2016\/07\/Stonewall-Riots-June-28-1969-4-768x551.jpg 768w, https:\/\/tardigrada.noblogs.org\/files\/2016\/07\/Stonewall-Riots-June-28-1969-4-1024x734.jpg 1024w, https:\/\/tardigrada.noblogs.org\/files\/2016\/07\/Stonewall-Riots-June-28-1969-4.jpg 1067w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p class=\"page\">\n<div id=\"pageContainer1\" class=\"page\">\n<div class=\"textLayer\">\n<p class=\"page\">\u00a0[&#8230;]Le Canada, et en particulier le Qu\u00e9bec, sont des espaces de confort juridique tel pour les gais, bi, lesbiennes et transgenres qu&rsquo;il est facile d&rsquo;oublier que c&rsquo;est r\u00e9cent et extr\u00eamement rare.<br \/>\nPourtant, au m\u00eame titre que les communistes, les homosexuels en Am\u00e9rique du nord \u00e9taient pourchass\u00e9s, fich\u00e9s, menac\u00e9s et emprisonn\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement. Lors de la mise en place des lois r\u00e9pressives \u00e0 l&rsquo;initiative du S\u00e9nateur McCarthy, les homosexuels figuraient alors parmi les personnes \u00e0 contr\u00f4ler en raison, selon les observations de l&rsquo;\u00e9poque, de leur plus grande instabilit\u00e9 \u00e9motionnelle (c&rsquo;est connu, on adore causer sur l&rsquo;oreiller et raconter des secrets d&rsquo;\u00c9tat).<br \/>\nEntre 1947 et 1950, 4380 personnes seront exclues des forces arm\u00e9es des \u00c9tats-Unis et 420 renvoy\u00e9es de la Fonction publique. Et en 1952, l&rsquo;American Psychiatric Association d\u00e9cide de classer l&rsquo;homosexualit\u00e9 comme \u00absociopathic personality disturbance\u00bb. \u00c0 New York m\u00eame, plusieurs r\u00e8glements visent directement les homosexuels. En 1964, dans le contexte de l&rsquo;exposition universel de 1964, le maire Wagner Jr d\u00e9cide de nettoyer la ville (Jean Drapeau fera exactement la m\u00eame chose avec Montr\u00e9al en vue de l&rsquo;expo 1967 \u2013 lire la merveilleuse trilogie de Michel Tremblay \u00e0 ce sujet). Il met notamment en place une politique du pi\u00e8ge. Celle-ci vise \u00e0 utiliser des policiers, le plus souvent en civils, pour arr\u00eater des homosexuels dans un bar ou ailleurs. Le maire suivant, John Lindsay, mettra fin \u00e0 ces pratiques suite \u00e0 son \u00e9lection en 1966.<br \/>\n\u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, la communaut\u00e9 homosexuelle est alors balbutiante. Il existe bien des associations depuis les ann\u00e9es 50 (The Mattachine society est cr\u00e9\u00e9e en 1951 \u00e0 Los Angeles et The daughters of Bilitis \u00e0 San Francisco) mais celles-ci sont d&rsquo;abord des espaces de socialisation et visent surtout \u00e0 une visibilit\u00e9 respectueuse des homosexuels (beaux v\u00eatements, comportement impeccable et pas de visibilit\u00e9 des couples). Il faudra attendre 1965 pour que certaines associations s&rsquo;inspirent du mouvement des droits civiques et organisent un rassemblement devant la Maison Blanche et plusieurs b\u00e2timents f\u00e9d\u00e9raux. De m\u00eame, du moins \u00e0 New York, les bars o\u00f9 se retrouvent les gais sont alors tous tenus par la Mafia. Le Stonewall Inn ne fait pas exception. D&rsquo;abord restaurant puis club, il est rachet\u00e9 en 1966 par 3 membres de la mafia pour en faire un bar gai. Pour y entrer, il faut soit \u00eatre connu par le portier qui vous observera depuis un \u0153illeton interne ou avoir une \u00ab attitude homosexuelle \u00bb. Le Stonewall Inn est LE bar gai. Il comporte deux salles de danse, l&rsquo;une particuli\u00e8rement sombre (en cas de descente de police, une lumi\u00e8re blanche \u00e9tait allum\u00e9e et toute danse ou<br \/>\nattouchement interdits) et l&rsquo;autre accueillait des folles, drags, travestis, bref toute une faune qui g\u00e9n\u00e9ralement ne trouvait pas de lieu.<br \/>\nLe public \u00e9tait blanc, noir et hispanique mais \u00e0 98% masculins.<\/p>\n<div class=\"textLayer\">\n<div><strong>LE RAID DU STONEWALL INN<\/strong><\/div>\n<div>Les raids de police \u00e9taient alors fr\u00e9quents et g\u00e9n\u00e9ralement les policiers venaient pr\u00e8s d&rsquo;une fois par mois. L&rsquo;objectif \u00e9tait \u00e0 la foi<\/div>\n<div>s de recevoir les \u00ab primes \u00bb de la mafia, de v\u00e9rifier la l\u00e9galit\u00e9 de l&rsquo;alcool et surtout de ficher les personnes qui se travestissaient.<\/div>\n<div>Le myst\u00e8re restera toujours entier sur les raisons pr\u00e9cises de la descente qui a eu lieu dans la nuit du 28 au 29 juin 1969, d&rsquo;autant qu&rsquo;un raid avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 le mardi. Quand vers 1h20, 10 policiers en tenue entr\u00e8rent dans le bar, ils sont loin de se douter que la soir\u00e9e sera interminable et que les \u00e9meutes vont durer 5 jours.<\/div>\n<div>L&rsquo;affaire commen\u00e7a mal lorsque, pour la premi\u00e8re fois, les personnes refus\u00e8rent d&rsquo;\u00eatre contr\u00f4l\u00e9es. Les premiers refus provinrent de<\/div>\n<div>s travestis mais le reste du public suivit. La police d\u00e9cida alors d&#8217;embarquer tout le monde au poste. Mais les camions n&rsquo;\u00e9taient pas pr\u00e9vus pour autant de personnes. Une foule se forma donc sur la rue, devant le bar. Au fur et \u00e0 mesure que le temps passait, la foule prit confiance en elle, les moqueries fus\u00e8rent, les blagues cr\u00e9aient une sorte de solidarit\u00e9 collective.<\/div>\n<div>Alors quand les camions finirent par arriver, la foule \u00e9tait tr\u00e8s massive. Quelqu&rsquo;un cria \u00abGay power\u00bb, un autre se mit \u00e0 chanter \u00abWe shall overcome\u00bb&#8230; Quand la rumeur se propagea que certaines personnes \u00e9taient battues dans le bar, la foule s&rsquo;excita: des pi\u00e8ces de monnaie et des bouteilles commenc\u00e8rent \u00e0 \u00eatre lanc\u00e9es vers les policiers. Pour m\u00e9moire, rappelons qu&rsquo;il n&rsquo;y avait que 10 policiers en tenue (plus 4 en civil) pour coordonner une foule de plus de 500 personnes. Sans doute surprise par sa propre audace, une partie de la foule alla jusqu&rsquo;\u00e0 chercher des briques sur un chantier voisin. Face \u00e0 un mouvement d&rsquo;humeur qui se transformait lentement en \u00e9meute, les policiers d\u00e9cid\u00e8rent en h\u00e2te de se barricader \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du Stonewall Inn. La foule prit alors conscience de sa force et lan\u00e7a tous les projectiles sur le bar pendant 45 minutes, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e des pompiers. Il faudra cependant attendre les forces tactiques polici\u00e8res (TPF) pour vraiment r\u00e9ussir \u00e0 d\u00e9gager la rue&#8230; Il est alors 4h00 du matin et il ne reste plus rien \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du<\/div>\n<div>bar.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>LES \u00c9MEUTES<\/strong><\/div>\n<div>Une des clefs du succ\u00e8s de cette \u00e9meute fut sans doute l&rsquo;implication de Craig Rodwell, propri\u00e9taire de la librairie Oscar Wilde,<\/div>\n<div>voisine du bar. Il eut en effet l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;avertir les r\u00e9dactions conjointes du New York Times, du New York Post\u00a0 ainsi que du New York Daily News, qui en parla sur la couverture. Les rumeurs les plus folles parcoururent Greenwitch Village le dimanche et des<\/div>\n<div>dizaines de graffitis recouvr\u00e8rent le bar : \u00abDrag power\u00bb, \u00abThey invaded our rights\u00bb, \u00ab Support gay power\u00bb, \u00abLegalize gay bars\u00bb.<\/div>\n<div>Le dimanche soir, une foule se rassembla spontan\u00e9ment devant le Stonewall, notamment les jeunes du quartier, des travestis et<\/div>\n<div>une foule de plus en plus nombreuse. Christopher street fut bloqu\u00e9 plusieurs heures et les bus qui s&rsquo;y aventuraient pouvaient \u00eatre pris \u00e0 partie par un public en d\u00e9lire. Si les lundi et mardi rest\u00e8rent calmes (sans doute \u00e0 cause de la pluie), un dernier attroupement eu lieu mercredi apr\u00e8s la publication d&rsquo;un article dans The Village Voice qui d\u00e9crivait les \u00e9v\u00e9nements et surtout les homosexuels avec des qualificatifs plut\u00f4t n\u00e9gatifs. De 500 \u00e0 1 000 personnes se retrouv\u00e8rent alors devant les locaux du journal pour protester contre la description des homosexuels.<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"textLayer\">\n<div>Les \u00e9meutes de Stonewall marquent une rupture radicale dans l&rsquo;histoire des homosexuels, en particulier dans le monde occidental. Pour la premi\u00e8re fois, au lieu d&rsquo;\u00eatre uniquement dans des bars, les homosexuels ont pris leur destin en main et ont d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;occuper \u00e0 leur tour l&rsquo;espace public.<\/div>\n<div>Si le 4 novembre 2008 restera dans le monde comme le jour de l&rsquo;\u00e9lection de Barack Obama \u00e0 la pr\u00e9sidence des \u00c9tats-Unis, il symbolisera aussi un arr\u00eat du mouvementjuridique en faveur de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des droits entre h\u00e9t\u00e9rosexuels et homosexuels.<\/div>\n<div>L&rsquo;adoption de la proposition 8 visant \u00e0 d\u00e9finir le mariage comme l&rsquo;union d&rsquo;une femme et d&rsquo;un homme dans la constitution de la Californie par 52% des voix a \u00e9t\u00e9 per\u00e7u comme un coup de semonce par des milliers de gais et de lesbiennes. Ce r\u00e9sultat rappelait que la lutte d&rsquo;\u00e9mancipation de toute minorit\u00e9 n\u00e9cessite aussi engagement, organisation et strat\u00e9gie.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><strong>LE MOUVEMENT DE LIB\u00c9RATION<\/strong><\/div>\n<div>Les cons\u00e9quences des \u00e9meutes restent \u00e0 ce jour sans pr\u00e9c\u00e9dent. Ainsi, lors du traditionnel rassemblement homophile (les associations n&rsquo;utilisent pas encore le terme gay) \u00e0 Philadelphie, le jour de la f\u00eate nationale du 4 juillet, certains militants<\/div>\n<div>d\u00e9cid\u00e8rent de briser le cercle de la honte et s&rsquo;affich\u00e8rent en couple, ce qui provoqua la col\u00e8re des organisateurs.<\/div>\n<div>Imm\u00e9diatement, le Gay Liberation Front est cr\u00e9\u00e9. Il s&rsquo;inscrit en soutien au mouvement des droits civiques, contre la guerre au<\/div>\n<div>vietnam et en solidarit\u00e9 avec les Black Panthers. S&rsquo;il dura seulement 4 mois, ce premier groupe activiste fut une tr\u00e8s belle exp\u00e9rience et forma plusieurs des militants des ann\u00e9es \u00e0 venir. Les magazines \u00abGay\u00bb, \u00abCome out\u00bb et \u00abGay power\u00bb furent cr\u00e9\u00e9s cette m\u00eame ann\u00e9e et leur tirage respectif s&rsquo;\u00e9tablit vite \u00e0 25 000 ex emplaires. De m\u00eame, en d\u00e9cembre 1969, le GAA (Gay Activist Alliance) \u00e9tait fond\u00e9 et se donnait pour objectif de s&rsquo;occuper des seules probl\u00e9matiques gaies. Alors que les \u00c9tats-Unis comptaient<\/div>\n<div>environ 50-60 groupes d&rsquo;homosexuels, on en d\u00e9nombrait 1 500 en 1970 et pr\u00e8s de 2 500 d\u00e8s 1971.<\/div>\n<div>Enfin, la comm\u00e9moration des \u00e9meutes de Stonewall donn\u00e8rent lieu \u00e0 la premi\u00e8re Gay Pride le 28 juin 1970. En 1971, Boston, Dallas, Milwaukee, Londres, Paris, Berlin et Stockholm se joignaient \u00e0 New York et \u00e0 partir de 1972, Atlanta, Buffalo, Detroit, Washington, Miami et Philadelphie. Ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, les Gay pride (puis LGBTpride) devinrent de plus en plus nombreuses. Leur organisation t\u00e9moigne m\u00eame du degr\u00e9 de tol\u00e9rance des \u00c9tats vis \u00e0 vis de l&rsquo;homosexualit\u00e9 (on pense aux violences contre les marches en Europe orientale et surtout en Russie).<\/div>\n<div>Bien s\u00fbr, les \u00e9meutes de Stonewall ne mirent pas fin aux descentes polici\u00e8res dansles bars. Cependant, la communaut\u00e9 homosexuelle commen\u00e7a alors \u00e0 se structurer commercialement, politiquement et culturellement. Ironiquement, c&rsquo;est aussi en1969, mais avant les \u00e9meutes, que le Canada supprima la p\u00e9nalisation de l&rsquo;homosexualit\u00e9. Les propos du premier ministre de l&rsquo;\u00e9poque, Pierre-Eliott Trudeau, restent encore d&rsquo;actualit\u00e9 quand il affirma : \u00ab L&rsquo;\u00c9tat n&rsquo;a rien \u00e0 faire dans la chambre \u00e0 coucher des citoyens \u00bb.<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div style=\"text-align: right\">Bruno Dion<\/div>\n<div style=\"text-align: right\"><\/div>\n<div style=\"text-align: right\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1028\" src=\"https:\/\/tardigrada.noblogs.org\/files\/2016\/07\/images.jpeg\" alt=\"images\" width=\"188\" height=\"269\" \/><\/div>\n<div style=\"text-align: right\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0[&#8230;]Le Canada, et en particulier le Qu\u00e9bec, sont des espaces de confort juridique tel pour les gais, bi, lesbiennes et transgenres qu&rsquo;il est facile d&rsquo;oublier que c&rsquo;est r\u00e9cent et extr\u00eamement rare. 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